Journal de Ken - Interview "Un cocon d'anti-conformisme" par Born in Fashion

Journal de Ken - Interview "Un cocon d'anti-conformisme" par Born in Fashion

Pour les 15 ans de Ken Okada, il y a beaucoup de bruit dans les réseaux sociaux, dans la presse, de bouche-à-oreille....

Et tant mieux, je suis vraiment heureuse!

Et parmi tout ce vacarme, se cache une interview tellement magnifique par Born In Fashion que je voulais vous la présenter...

C'est des questions intéressantes et aussi j'ai mis tout mon cœur pour y répondre!

J'aimerais bien vous présenter mon cœur à vous aussi...

Interview "Un cocon d'anti-conformisme" par Born in Fashion Interview "Un cocon d'anti-conformisme" par Born in Fashion

Quel était votre rêve d’enfant le plus cher ?

C’est difficile de répondre à cela, car en réalité je demeure une rêveuse…
Comme tous les enfants gâtés, j’ai eu le loisir de me voir en vétérinaire, médecin, danseuse… Adolescente, c’est dans la peau d’une artiste que je me suis projetée… c’est de là qu’est venue ma motivation pour aller à l’école de mode. J’ai toujours été très inspirée par l’art. Je m’imprègne de chaque détail. Créer m’amuse, j’ai l’impression de peindre avec mes stylos, mes ciseaux… Et finalement, je suis devenu styliste !

À quel moment avez-vous pris la décision de devenir Créatrice de Mode ? Quel en a été le déclic ?

Pour dire vrai, mon choix d’être une véritable Créatrice de Mode ne date que d’il y a 5 ans. Avant, je n’étais qu’une styliste. Ce n’était pas vraiment par choix, cela s’est fait tout naturellement… Disons que le destin fait bien les choses.

Comme Kenzo Takada et Yohji Yamamoto, vous avez suivi vos études au Bunka Fashion College de Tokyo. Quelle est la règle d’or que l’on vous a enseignée là-bas ?

Précision et efficacité, sans hésiter.

Quels créateurs de mode et couturiers vous attirent ou ont pu vous influencer dans votre création ?

Je m’inspire beaucoup d’Alexander McQueen et John Galliano, Yohji… Mais je suis rarement influencée. Je suis trop têtue pour ça ! (rires)

Pourquoi le choix de vous installer à Paris ? Était-ce un choix professionnel ou personnel ?

Paris… Et bien, je vis à Paris depuis 17 ans ; je n’ai jamais regretté. Et, c’est assez personnel !(sourire).

Quelle est la principale différence du comportement vestimentaire entre le Japon et la France ?

Chic paris, extravagant Japon. Classique Paris, Kawai (amusant) Japon.

La chemise est devenue votre spécialité, vous la déclinez sous toutes les coutures. Cette pièce de garde-robe, que représente-t-elle pour vous ?

Une simple chemise, rien de plus. Mais une simple chemise subtilement imaginée, une pièce intemporelle…

Quelle est la signature (le détail qui fait la différence) de la Maison KEN OKADA ?

Un jeu de détails subtils : le col montant, les manches mousquetaires et les pinces apparentes.

D’où vient l’idée de « l’esprit cocon » de votre boutique ?

C’est une bonne question… Cela est venu peu à peu, année après année. Je rêvais d’un espace capable de susciter l’étonnement, qui soit à la fois amusant, épuré, moderne mais aussi artistique, empreint de poésie. J’ai finalement été inspirée, comme lors de la création d’un vêtement !

C’était plein de recherches, de coïncidences, de discussions, d’échanges… C’est ainsi qu’est né le cocon : le parfait emballage de mes créations.

Vous habillez des personnalités, des artistes… mais quelle est votre principale clientèle ?

Ah, ma cible… Je l’appelle la « Femme Ken OKADA ». Elle est élégante, raffinée, cultivée, elle a du goût. Elle est très active aussi, assumant sa vie personnelle comme sa vie professionnelle, avec ses contradictions. Elle a envie d’être différente et d’exprimer sa personnalité.

Vous êtes un électron libre, et avez l’esprit de l’anti-conformisme bien prononcé. Vous n’hésitez pas à casser les codes, notamment dans la manière de présenter vos collections, on ne sait jamais à quoi s’attendre ?

Ah, vous avez remarqué ! (rires) Oui, c’est vrai, je suis assez obstinée, je n’aime pas faire comme les autres ! La création est un moment d’inspiration qui vient du plus profond de soi et ce même si l’on récolte des idées ci et là ! Le but c’est de les faire siennes, les intégrer totalement pour pouvoir les utiliser à sa façon, et créer son propre univers. J’aime penser que rien n’est impossible, comme faire défiler mes mannequins sous forme de happening dans le métro parisien, dans la rue, dans un parc…, cela a été le cas au Jardin des Tuileries ! La mode est vivante, et la création a besoin d’aller vers les gens, à leur rencontre, de ne pas se borner aux podiums et aux pages des magazines ! Quant aux tendances que le milieu essai sans cesse d’imposer ; si tout le monde décide qu’une robe se porte avec des baskets, que cela devient un mouvement général, cela veut dire que c’est déjà du passé et qu’il faut chercher ailleurs, je ne vais donc pas le suivre, bien au contraire ! (rires)

Quel est votre petit plus qui vous aide à fidéliser vos clients ?

L’écoute, l’échange, la confidentialité… Le relooking pour valoriser la personnalité, la rendre vraiment belle et sophistiquée, tout en gardant un certain naturel ! Aider la personne à s’affirmer : « Je suis journaliste » « Je suis médecin » « Je suis architecte » « Je suis xxxxxx »…

Où fabriquez vous vos séries de prêt-à-porter ?

Entre le Portugal et la France.

Votre maison va fêter ses 15 ans. Quelle évolution stylistique a-t-elle suivie ?

Le créatif est créatif. C’est un voyage à travers le temps et les époques. Il n’y a plus aucune frontière, aucune limite. C’est ainsi que je perçois ma marque de part son originalité, sa finesse et sa subtilité. Elle est bâtie de multiples facettes pour ne jamais s’enfermer, sa limite est mon imagination…

Et l’avenir de la Maison KEN OKADA, comment le voyez vous ? Avez vous des projets ?

Ah… C’est un secret ! Si je dis tout, alors comment vous surprendre ?!?

 

Un grand merci à Ira et Romiro .

 

Interview "Un cocon d'anti-conformisme" par Born in Fashion

Photos: Born in Fashion

Posted on 20/08/2015 Journal de Ken

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